Le ministre d’Etat, accompagné du
Pca du Cosec, de son directeur général et de quelques
administrateurs de l’institution maîtresse d’œuvre,
s’est même payé un tour à bord d’un navire comme pour
mieux se rendre compte de la réalité. Une manière aussi
de goûter au confort à bord et de mieux apprécier la
sécurité. Un aperçu des caractéristiques techniques de
ces engins révèle d’ailleurs, un respect strict des
normes de sécurité, de performance et de solidité de
ceux-ci. Autant dire qu’au niveau de la sécurité aucun
détail n’a été laissé au hasard.
Selon le directeur général du
Conseil sénégalais des Chargeurs, Amadou Kane Diallo,
qui a acquis sur fonds propres les bateaux-taxis, une
fois les essais techniques et les procédures
administratives achevés, la nouvelle société de
bateaux-taxis commencera à exploiter la ligne
Dakar-Rufisque.
Au-delà de la question de la
mobilité urbaine, ajoutera M. Diallo, « ce projet aidera
la ville de Rufisque à prendre une dimension
supplémentaire en devenant la plaque tournante du
transport de passagers ».
Cependant, le directeur général
du Cosec ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Il a
aussi révélé qu’à partir de 2009, les bateaux-taxis
seront renforcés par un navire de grande capacité, un
catamaran de 350 places. Ce qui permettra de desservir
la ligne Dakar-Mbour et d’organiser des croisières
touristiques.
Ainsi donc, un des grands
projets du chef de l’Etat est entré dans sa phase
active, piloté par le Cosec, comme l’a affirmé M.
Souleymane Ndéné Ndiaye qui, au passage, a félicité le
directeur général du Cosec pour le travail accompli. «
En effet, investi de la confiance du président de la
République, le Cosec ne s’est pas contenté d’être un
simple porteur de projet. L’acquisition des bateaux est
une première phase. La deuxième phase sera la
construction d’une gare et d’un quai maritime à Rufisque
».
Les bateaux-taxis constituent
le premier volet d’un panel de services offerts aux
usagers du transport maritime de banlieue. Par là, ils
intègrent cet ambitieux programme de désengorgement du
trafic routier dans la presqu’île du Cap-Vert.
Le ministre d’Etat, ministre de
l’Economie maritime a terminé son speech en souhaitant
que les bateaux-taxis nous valent autant de motifs de
fierté que leurs glorieux homonymes : Malaaw, Gellowar,
Mélax et Ndatté Yalla.
El Hadji Amadou MBAYE
Correspondance particulière