De
retour du Sénégal, huit jeunes
du Blanc-Seau montent leur asso
Sources
:
La Voix du Nord 28/09/2009
|ÉCHANGES
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Début juillet, huit jeunes du
quartier Blanc-Seau posaient
grâce à l'AAPI (association
d'animation, de prévention et
d'insertion) et à l'association
lilloise Natangue débarquaient à
Rufisque (voir
article), au Sénégal pour y
rénover une école. Depuis, Ils
ont décidé de monter leur
association
« Magnifique ! », « génial », «
inoubliable », les termes
élogieux n'en finissent pas de
pleuvoir à l'évocation de leur «
grande aventure » sénégalaise.
En juillet, huit jeunes du
quartier Blanc-Seau accompagnés
de deux éducateurs, Amar et
Waiba, rejoignent le petit
village de Rufisque, au Sénégal.
Une mission les attendait :
rénover une dizaine de salles de
classes. Un chantier de trois
semaines qu'ils ont conduit sans
trop de difficultés, si ce n'est
la chaleur, accablante. «
c'était vraiment insupportable !
», se remémore Samia. Chaque
jour, dès potron-minet, ils
profitaient de la fraîcheur
matinale pour nettoyer, poncer
et repeindre les murs décrépits
de l'ancien camp militaire. Un
travail qu'ils ont effectué avec
l'aide d'une dizaine de jeunes
de l'association locale
ASC'Ndeffan. S'il y a bien une
chose qu'ils retiennent de tout
cela, c'est l'échange culturel
et humain, mais aussi, les
conditions à la fois climatiques
et matérielles souvent
rudimentaires auxquelles il a
fallu s'adapter. Notamment dans
ce petit village, en pleine
brousse, qu'ils ont rejoint, la
nuit, sur une charrette. «
Là-bas, il n'y avait pas de
"clim", ni d'électricité et eau
courante ! Et le lait, c'était
du lait en poudre qu'il fallait
couper avec de l'eau. En fait,
il a fallu tout réapprendre »,
se souvient la jeune fille. Il y
a aussi les repas,
principalement composés de riz
et de jus de pain de singe
(fruit du baobab), accompagnés
de la boisson traditionnelle, le
bissap. Des changements bien
vite oubliés. « À notre arrivée,
les habitants criaient de joie
et dansaient, on a été accueilli
comme des stars ! ». Un séjour
enrichissant, ponctué de
nombreuses découvertes telles
que le marché de Dakar et la
maison des esclaves sur l'île de
Gorée.
« À
refaire », lance, sourire aux
lèvres, Smail, le maçon de
l'équipe. Pas des paroles en
l'air puisque, pour pouvoir y
retourner, les huit intrépides
ont déposé un dossier à la
maison des associations pour
créer leur propre association,
provisoirement baptisée « ILAS »
(Ici là-bas action solidarité).
La seule association du quartier
ayant pour objet de favoriser
les échanges interculturels. •
E.S. |