A près de 30 ans (NDLR : il les aura le 23 octobre), le
garçon né à Rufisque (Sénégal) a pas mal bourlingué
après avoir débuté tardivement dans le football. « J’ai
poursuivi mes études chez moi et joué dans les équipes
de quartier, dont celle de Thierno Youm (NDLR : ancien
joueur de Nantes, entre autres) car Dakar (NDLR : 60 km)
était trop loin pour moi afin de concilier les deux. Et
puis, à 17 ans, j’ai signé à la Jeanne-d’Arc de Dakar. »
Passage en Albanie puis en
Grèce
Abdoulaye y restera pendant
sept ans avant de tenter une première expérience à
l’étranger. « J’ai ainsi évolué en Albanie (Dynamo
Tirana) pendant six mois dans un championnat bien plus
physique qu’en France avant de rejoindre la Grèce
pendant un an (Heraklis Salonique). »
Là, au terme d’une rencontre
face à l’Olympiakos Pirée, dernier match de la saison
2004-2005, il est repéré par les recruteurs de Nancy qui
lui proposent un contrat. En deux temps, trois
mouvements, Keita débarque en Meurthe-et-Moselle où il
commence à se faire une place. « J’ai joué trois matchs
de Ligue 1 dès le début de saison avant de me blesser
(NDLR : fissure de la malléole) ce qui a cassé ma
dynamique. Et puis, après être revenu physiquement, j’ai
participé à quelques matchs de Coupe de France. »
Seulement ce rendement ne
suffit pas aux dirigeants nancéiens qui ne renouvellent
pas son contrat l’an dernier. « Notamment parce qu’il y
avait beaucoup de milieux de terrain », confie Keita. «
Très déçu, mais le foot, c’est comme ça », il se met
donc en chasse d’un nouveau point de chute au moment où
Hubert Velud le contacte pour venir à Beauvais où il
signe.
« Je viens ici pour me
relancer. Il faut donc que je montre mes qualités à
chaque match car je n’ai pas perdu tout espoir de
retrouver le plus haut niveau. »
Fataliste « mais tant qu’il y a
de la vie, il y a de l’espoir » , Abdoulaye Keita, qui
apprécie sa nouvelle situation dans l’Oise « la ville
est belle et les gens accueillants, ce qui est
l’essentiel » , impose depuis le début de saison sa
masse physique au sein d’une équipe beauvaisienne où il
rayonne.
Le Parisien