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BEAUVAIS, JEUDI. Abdoulaye Keita partage son temps entre entraînements, matchs et ordinateur. Ce soir contre Niort, il sera encore un maillon important du dispositif beauvaisien.Abdoulaye Keita : le globe-trotteur fataliste
 
Jean-François Guérin | 04.10.2008, 07h00
Sources: Le Parisien

DEPUIS le début de la saison, en dépit de ses déjà nombreuses suspensions (NDLR : 3 matchs), Abdoulaye Keita s’est déjà fait remarquer au stade Pierre-Brisson et sur les autres terrains. Pas seulement par son physique à la Patrick Vieira (1,90 m ; 80 kg) et ses grands compas qui lui valent d’ailleurs d’être parfois la cible des arbitres avec ses tacles puissants et déterminés.

 


A près de 30 ans (NDLR : il les aura le 23 octobre), le garçon né à Rufisque (Sénégal) a pas mal bourlingué après avoir débuté tardivement dans le football. « J’ai poursuivi mes études chez moi et joué dans les équipes de quartier, dont celle de Thierno Youm (NDLR : ancien joueur de Nantes, entre autres) car Dakar (NDLR : 60 km) était trop loin pour moi afin de concilier les deux. Et puis, à 17 ans, j’ai signé à la Jeanne-d’Arc de Dakar. »

Passage en Albanie puis en Grèce

Abdoulaye y restera pendant sept ans avant de tenter une première expérience à l’étranger. « J’ai ainsi évolué en Albanie (Dynamo Tirana) pendant six mois dans un championnat bien plus physique qu’en France avant de rejoindre la Grèce pendant un an (Heraklis Salonique). »

Là, au terme d’une rencontre face à l’Olympiakos Pirée, dernier match de la saison 2004-2005, il est repéré par les recruteurs de Nancy qui lui proposent un contrat. En deux temps, trois mouvements, Keita débarque en Meurthe-et-Moselle où il commence à se faire une place. « J’ai joué trois matchs de Ligue 1 dès le début de saison avant de me blesser (NDLR : fissure de la malléole) ce qui a cassé ma dynamique. Et puis, après être revenu physiquement, j’ai participé à quelques matchs de Coupe de France. »

Seulement ce rendement ne suffit pas aux dirigeants nancéiens qui ne renouvellent pas son contrat l’an dernier. « Notamment parce qu’il y avait beaucoup de milieux de terrain », confie Keita. « Très déçu, mais le foot, c’est comme ça », il se met donc en chasse d’un nouveau point de chute au moment où Hubert Velud le contacte pour venir à Beauvais où il signe.

« Je viens ici pour me relancer. Il faut donc que je montre mes qualités à chaque match car je n’ai pas perdu tout espoir de retrouver le plus haut niveau. »

Fataliste « mais tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir » , Abdoulaye Keita, qui apprécie sa nouvelle situation dans l’Oise « la ville est belle et les gens accueillants, ce qui est l’essentiel » , impose depuis le début de saison sa masse physique au sein d’une équipe beauvaisienne où il rayonne.

Le Parisien

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