SALON
DE L'AGRICULTURE
APS | SENEGAL-FRANCE:Pénétrer le marché français et
européen : obsession des petits producteurs au SIA
Publié le 27 février 2008 à 16h13
Les petits producteurs sénégalais, très fortement
représentés au Salon international de l’Agriculture (SIA) de Paris, ne rêvent
tous que d’une chose : pénétrer le marché français et européen.
Le long des stands disposés autour du pavillon du Sénégal, on se croirait dans
un des marchés dakarois. Presque tout ce que l’agriculture sénégalaise produit
trône sur les différents stands : céréales transformées, tomate, jus de fruits,
etc.
Ici, il ne manque que les produits halieutiques et de l’élevage. Rien d’étonnant
quand on sait qu’il est plus compliqué de transporter le poisson et les animaux
que d’acheminer des fruits, des légumes ou des céréales.
Si le consommer sénégalais a réussi à être fortement représenté au SIA, cela
n’est pas le fruit du hasard. En effet, pour la 45-éme édition du Salon de
l’Agriculture, place a été largement faite aux petits producteurs.
Pour certaines structures comme le GIE ‘’Askan Wi’’, c’est le baptême de feu.
Basée à Rufisque, à la périphérie de Dakar, cette structure est, selon sa
coordonnatrice Aïda Ndoye, venue promouvoir ses produits, afin de pénétrer le
marché français et au-delà celui de l’Europe.
Non loin de là, la ville de Rufisque, qui appuie les organisations féminines
dans la transformation des légumes, est venue tâter le pouls du marché français.
Le conseiller municipal chargé de l’agriculture et de l’élevage, Mohamadou Pathé
Watt, devrait se rendre à Perpignan, pour concrétiser des contacts pour
l’exportation de la tomate cerise et des haricots verts.
Le GIE NEX (Niaye Export), qui s’active dans l’horticulture entre Keur Ndiaye et
Sébikotane, mise lui aussi sur le SIA pour augmenter ses capacités d’exportation
et avoir des partenaires, selon son trésorier Mamadou Lamine Sané.
Fort de ses 870 membres, il a réussi à nouer des contacts avec notamment la
PPIAD, une association européenne qui travaille dans le secteur des produits
phytosanitaires.
Installé à l’Unité VI des Parcelles Assainies de Dakar, le GIE ‘’Oumou Mountaga
Tall’’ cherche avant tout à baliser le terrain, à voir comment améliorer
l’emballage et à identifier les concurrents et les difficultés.
Cinq jours après l’ouverture du salon, le bilan est largement positif, selon la
présidente de l’entreprise, Fatimata Diop, qui espère déjà que le GIE ‘’Oumou
Mountaga Tall’’ pourra pénétrer le marché français. Pour Mme Diop, au-delà des
échanges et des possibilités de promotion qu’offre le salon, un fait reste sûr :
en rentrant au Sénégal, le GIE aura une vision plus claire du marché hexagonal.
Habituée du SIA, puisqu’elle en est aujourd’hui à sa cinquième participation, la
Fédération des professionnels de l’agro-alimentaire (FP2A) vise à travers sa
participation au SIA, à observer la tendance du marché et à voir l’évolution de
l’emballage, explique sa présidente, Mariama Mbodji.
Elle entend, en plus, nouer des partenariats avec les distributeurs et trouver
des partenaires techniques pour le renforcement des capacités de ses membres.
Tout comme les autres structures, elle a, elle aussi, engrangé quelques
contacts.
Même si elle ne dispose pas de stand à l’instar des autres structures, l’Union
nationale des coopératives des exploitants forestiers a également fait le voyage
de Paris, dans le but d’établir des partenariats financiers et industriels,
comme le souhaite son secrétaire administratif, Aliou Gadiaga.
Parmi les structures qui exposent, certaines sont venues de l’intérieur du
Sénégal comme l’entreprise ‘’Nafissatou Kandji’’ de Kaolack, qui évolue dans la
transformation de produits céréaliers, et le GIE ‘’Sope Serigne Abdarahmane
Mbacké de Touba Darou Marnane’’.
Toutes espèrent tirer profit des contacts noués avec des partenaires potentiels.
+++ Envoyé spécial : Amadou Samba Gaye +++
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