JUSTICE :
Pour
destruction illégale de biens
d'autrui : La Sococim assignée
en justice
Sources
:
Walf Fadjri 30/09/2008
C’est parce qu’il fera face pour
sa deuxième démêlée avec la
cimenterie que le sieur Ibou
Diagne entend mettre tous les
atouts de son côté pour obtenir
gain de cause, notamment à la
suite de la démolition de son
‘propre domaine’.
(Correspondance) - La Sococim
est assignée en justice pour
avoir démoli la parcelle numéro
02, située sur la sortie de
Rufisque à hauteur du rond-point
Bata, en face de la cimenterie.
Les tracteurs de la cimenterie
ont démoli sur une superficie de
1 250 m3 un grand bâtiment
composé de plusieurs magasins,
entouré par une clôture. ‘C’est
dans la journée du vendredi 5
septembre 2008 qu’un engin
appartenant à l’usine est entré
sans mon autorisation pour
démolir ma parcelle. Ensuite, la
Sococim Industrie y a posté des
gardiens pour interdire
l’entrée. Je ne peux pas entrer
dans mon propre domaine’,
déclare Ibou Diagne. Pour y voir
plus clair, une plainte a été
déposée auprès du tribunal de
Rufisque. ’Je porte plainte pour
délits de destruction illégale
de biens et d’occupation
illégale de terrain’, précise
notre interlocuteur.
La presse, invitée pour
constater les dégâts, a remarqué
que le domaine est (visiblement)
démoli. De la ferraille,
composée de portail et autres
accessoires, jonche par terre.
Des débris de briques, de
piliers en béton armé
visiblement solides, de la
ferraille et des plants de maïs
et de haricots sont également
endommagés. Malgré la pluie, les
traces des engins sont visibles.
Les engins ont tout démoli sur
leur passage.
Interrogé sur la question, le
propriétaire dit avoir reçu, il
y a quelque temps, un émissaire
de la Sococim, nommé Ndoye Pouye,
qui a révélé que la cimenterie
serait intéressée par la
parcelle. ‘Je lui ai dit que
j’en parlerai à mes enfants
avant de définir le prix de
vente. Quelque temps après, je
lui ai dit que je suis prêt à
céder la parcelle à 120
millions. Mais des démolitions
ont démarré sans mon
autorisation’, dit Ibou Diagne
qui en est à sa deuxième démêlée
avec la cimenterie.
Depuis
que l’unité industrielle a
décidé d’agrandir ses
installations, les problèmes ont
démarré pour la Sococim. C’est
d’abord les propriétaires des
champs de jatropha qui ont
contesté l’occupation des leurs
parcelles. Ensuite, les
populations de Bargny se sont
jointes aux contestataires. Avec
la construction de la direction
commerciale de la Sococim en
face de Bata, la Sococim a
cherché d’autres espaces libres.
Du côté
de l’usine, les responsables ne
sont pas inquiets et disent
avoir tous les documents
nécessaires pour démolir le
site.
Najib
SAGNA
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