POLITIQUE
RETOUR A LA TERRE À RUFISQUE : Plusieurs hectares aux jeunes, aux femmes
et aux notables
Sources Le Soleil 28
juillet 2008
Vingt (20) hectares aux jeunes et vingt (20) autres
partagés aux femmes et aux notables de Rufisque. Tel est le geste de la
Sénatrice Ngoné Ndoye pour les inciter à cultiver la terre.
Suite à l’appel lancé par le président de la République
aux citoyens sénégalais de retourner à la terre, à travers la Goana, Ngoné Ndoye,
la sénatrice-maire de Rufisque Est a répondu favorablement. Elle vient
d’octroyer des terres aux conseils des jeunes, des notables et au réseau des
femmes de sa localité. Les sites visités ce week-end, en compagnie des
différents bénéficiaires et de la presse, sont localisés à Mbeuth et à
Diamniadio. Dans la première localité, située sur la route de Sangalkam, à une
quinzaine de kilomètres de Rufisque, les jeunes rufisquois disposent, pour la
présente campagne agricole, de 20 ha de terres où ils pourront cultiver du maïs.
Tandis qu’à Diamniadio, sur la nationale, les femmes et les notables
bénéficient, chaque groupe, de 10 ha de terre où seront semés du maïs, du niébé
et du sorgho. Ces terres acquises grâce à la location sont accompagnées de trois
tracteurs qui permettront aux bénéficiaires de mener à bien le travail. Selon la
Sénatrice, elle a pu avoir des graines subventionnées « sans grande difficulté
». Cela grâce au soutien apporté par les services du ministère de l’Agriculture.
Aussi, il a été possible d’acheter 6.000 kg d’engrais destinés à Mbeuth et 3000
kg pour Diamniadio. Les récoltes prévues d’ici à trois mois permettront aux
jeunes et aux femmes de mener des activités de transformation des céréales
locales. « Et sur ce, estime Ngoné Ndoye, ils pourront vendre et faire revenir à
la maison les habitudes alimentaires du passé comme la bouillie (fondé), le
matin, et le couscous, le soir, que nos mamans avaient l’habitude de nous servir
». En outre, la Sénatrice pense qu’il y a lieu, pour chaque municipalité, de
fabriquer son propre pain. « Cela est possible avec la collaboration de
l’Institut de technologie alimentaire (Ita) qui a fait des avancées notables
dans ce sens », indique Ngoné Ndoye. Et, partant de là, elle pense que les gens
ne seront plus otages d’une quelconque grève des boulangers ou d’une
boulangerie. La Sénatrice qui salue à sa juste valeur l’initiative du chef de
l’Etat estime qu’il est temps que les gens puissent manger à leur faim. Ce qui
est, selon elle, avant tout, un acte de dignité pour toute personne.
Maguette NDONG
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