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| Les éboueurs de Rufisque réclament seize mois de salaire : La mairie, indexée, se décharge sur la Senelec |
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(Correspondance) - Les éboueurs de la Ville de Rufisque réclament seize mois d’arriérés de salaire à la mairie de Rufisque. La première rencontre avec les autorités municipales ne s’est arrêtée qu’aux promesses. Aujourd’hui, après des semaines d’arrêt, les éboueurs très remontés veulent en découdre avec le maire Ndiawar Touré. ‘Depuis seize mois, nous curons les canaux pour lutter contre la présence des moustiques et du paludisme récurrent. Nous nettoyons les rues et ruelles des quartiers de la ville pour éloigner la saleté et le choléra de nos murs. Malheureusement, nous ne voyons pas le bout du tunnel avec des salaires impayés depuis seize mois’, se désole le porte-parole des éboueurs, Ibrahima Ndoye qui soutient être parfaitement conscients de la volonté du député maire, Ndiawar Touré, de régler cette lancinante question. Pour le moment, les éboueurs ont décidé d’arrêter le travail. ‘Nous ne reprendrons que quand nous serons payés’, lance Ibrahima Ndoye. La contestation des éboueurs risque de ne pas trouver un écho favorable du côté de la mairie. A l’institution municipale, l’on soutient que c'est la Senelec qui empêche à la ville de respecter ses engagements.‘A cause d'un milliard de francs Cfa que cette entreprise doit verser à la municipalité, nous n’arrivons pas payer nos dettes. De promesses en promesses non tenues, la situation s’empire. Non seulement les fêtes s’approchent, mais la Senelec nous met en mal, avec certains de nos créanciers’, soutient une autorité municipale. La Senelec, toujours prompte à priver d'électricité les abonnés qui ne s'acquittent pas de leurs factures, doit de l'argent à la mairie de Rufisque. Les éboueurs de Rufisque sont prêts à toutes les actions possibles et imaginables pour rentrer dans leurs droits inaliénables. ‘C'est pourquoi, nous sollicitons l'intervention du chef de l'Etat, Me Abdoulaye Wade, auprès de cette entreprise pour que l'argent dû soit versé pour le compte de la Mairie ; mais surtout pour que nos familles ne meurent pas de misère’, lancent-ils. Et ‘si rien n'est fait jusqu'au dimanche 28 septembre 2008, annoncent nos interlocuteurs, une grande marche sera organisée contre la Senelec. Une marche qui verra la mobilisation des éboueurs, de leurs familles et de toutes les forces sociales éprises de justice et d'équité’. Najib SAGNA |



