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EDUCATION

ABDOULAYE SADJI DE RUFISQUE : lycée d’excellence ou lycée de préparatoire?

Sources Sud Quotidien

La décision de transférer le lycée Abdoulaye Sadji de Rufisque est irrévocable. La question qui se pose maintenant est de savoir le devenir du « vieux » bâtiment qui accueille les 1600 élèves. Deux options sont ainsi annoncées : lycée d’excellence ou lycée de préparatoire. 

La Commission éducation, jeunesse, sports et loisir du Sénat a rendu hier publique la décision qui a tranché la question de la délocalisation du lycée Abdoulaye Sadji de Rufisque. Le sort de cet établissement classé patrimoine historique est maintenant connu. Il faut désormais compter avec la délocalisation de ce lycée implanté à Rufisque-Est vers les locaux devant abriter le nouveau lycée qui est un peu excentré de la ville. Les sénateurs, rendant compte de leur entretien avec le ministre de l’éducation sur la question, ont fait savoir que le vétuste bâtiment du lycée ne sera pas laissé en l’état. A les en croire, une fois que l’établissement sera délocalisé, le bâtiment classé patrimoine historique sera réfectionné puis transformer en lycée technique ou lycée préparatoire.

La décision de délocaliser l’établissement est jugée « indispensable », vu l’état actuel des bâtiments. A l’entrée, le visiteur est frappé par l’état de délabrement avancé des locaux avec des laboratoires qui ont fini de crouler sous le poids de l’âge, des toilettes délabrées et parfois puantes, des murs crasseux, des salles abandonnées, une infirmerie qui manque presque de tout, une salle des archives qui n’existe que de nom…Malgré cet état piteux, l’administration parvient à encadrer près de 1600 élèves répartis dans 32 salles de classes.

Malgré la situation d’urgence qui s’impose, la mesure de délocaliser suscite déjà quelques craintes au niveau de l’administration, des élèves, des responsables communales et même des parlementaires. Le sénateur Saliou Dione pense que la délocalisation du lycée va porter préjudice aux populations de Rufisque-Est. Il a laissé croire que « le lycée ne sera pas abandonné ». Le proviseur de l’école, Ibrahima Mbaye, a évoqué le problème de capacité qui risque de se poser au niveau des nouveaux locaux. Selon lui, le nouveau lycée a une capacité d’accueil très réduit. Il y a seulement seize salles de classes pour accueillir les 1600 élèves. Ibrahima Mbaye, dans un discours nostalgique, pense qu’ : « à défaut d’augmenter les salles de classes, il serait mieux de réfectionner l’existant ». Afin d’être mieux soutenu dans l’entretien de l’école, en attendant sa délocalisation, le maire de la commune d’arrondissement de Rufisque-Est, Ngoné Ndoye, pense que l’administration doit se rapprocher du Conseil régional.

Le président de la Commission éducation, jeunesse, sports et loisir du Sénat, Marie José Bouchet Varre, pour calmer les ardeurs des uns et des autres, a fait savoir que la construction du nouveau lycée est en cours d’avancement et que la délocalisation ne se fera que d’une manière progressive. Elle a donné des assurances que les sénateurs feront entendre les préoccupations des uns et des autres auprès de l’autorité de tutelle.

Par Bakary DABO

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