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Avec les ouvrages réalisés dans les localités de Rufisque, Mbao et Poponguine qui ont été en partie visités hier lors de la célébration de la journée mondiale de l’Environnement, les autorités de l’Etat à travers cet acte lancent ainsi le défi de la mobilisation de tous les acteurs pour s’engager dans la lutte contre les impacts négatifs des changements climatiques, et la promotion des comportements moins nuisibles à l’Environnement.
La ville de Rufisque a abrité hier la cérémonie officielle de la journée mondiale de l’Environnement dont le thème cette année a porté sur la fonte des glaces et les répercussions sur le littoral, avec comme slogan au Sénégal : « la fonte des glaces, ça nous concerne tous, sauvons nos côtes ». « Un choix fait sur la ville de Rufisque pour abriter l’évènement », selon le directeur de cabinet du ministre de l’environnement et de la protection de la nature Mamadou Tall, qui a présidé l’évènement, « compte tenu de la spécificité de la zone comme étant un exemple typique de la problématique de l’érosion côtière et de l’élévation du niveau de la mer ». Mamadou Tall a posé la problématique des répercussions sur le littoral sénégalais long de 700 kilomètres de Saint Louis à Ziguinchor, qui est aujourd’hui menacé par le relèvement du niveau de la mer, avec le recul du trait de côte de l’ordre de 0,5 à 1 m par an d’après les études de vulnérabilité des côtes sénégalaises réalisées dans le cadre du Plan d’actions national d’adaptation (PANA). « Les conséquences d’un tel phénomène naturel touchent les secteurs clés de l’économie nationale à travers la baisse de la productivité agricole, la réduction de la biodiversité marine, les risques d’inondation des infrastructures portuaires et routières, la destruction des équipements touristiques pour ne citer que ces exemples », argumente-t-il. Face à ces risques qui menacent tout le littoral sénégalais, la réponse de l’Etat a été dans un premier temps, l’édification d’ouvrages de protection au niveau des sites de Rufisque, Mbao et Poponguine. Des initiatives qui rentrent selon le directeur de cabinet du ministre de l’Environnement, dans le cadre d’un vaste programme de stabilisation des côtes sénégalaises, grâce aux efforts du gouvernement du Sénégal et à l’appui des partenaires du ministère.
D’ailleurs la visite des sites de « Diokoul Kaw » dans la ville de Rufisque et de « Grand Mbao » ont permis aux membres du comité d’organisation de la célébration de la journée mondiale de l’Environnement et des nombreux invités qui ont été associés à l’événement de se faire une idée des ouvrages de protection qui ont été édifiés pour annihiler la menace de l’avancée de la mer. Que ce soit du côté de l’édile de Rufisque Ndiawar Touré, tout comme de celui du maire de Mbao Mamadou Seck, la satisfaction a été le sentiment le mieux partagé et elle a été aussi à l’image de l’accueil que les populations ont réservé à leurs hôtes. Aussi, les sketches et les différentes prestations des artistes Rufisquois ont montré que la sensibilisation sur les risques de pollution et autres actions d’extraction de sable marin sont bien ancrées dans la conscience des populations.
La cérémonie d’ouverture a servi de cadre aussi pour la remise de prix à de jeunes élèves des établissements scolaires de la région de Dakar et à des membres de clubs d’environnement. Des diplômes ont été donnés à des personnes méritantes dont Mme Oulimata Thiaw, présidente du collectif des groupements de femmes pour la protection de l’environnement au Sénégal qui est basé dans la localité de Poponguine.
Babacar Bachir SANE
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