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AGRICULTURE

Promotion de l’agriculture périurbaine : Plaidoyer pour un système de financement


Sources Le Soleil

Financement de l’agriculture urbaine et périurbaine en Afrique de l’Ouest francophone : défis et options stratégiques, c’est le thème du séminaire de trois jours (26,27 et 28 mars) ouvert hier à Toubab Dialao et qui a réuni des experts Ouest africains. Organisé par l’Institut africain de gestion urbaine (Iagu), cette rencontre a été l’occasion pour les participants de plaider pour la mise en place d’un système de financement pour les agriculteurs urbains et périurbains.

Des experts du Mali, du Sénégal, de la Mauritanie et du Bénin ont plaidé hier, pour la mise en place d’un système de financement des agriculteurs urbains et périurbains. Ils ont exprimé ce souhait, lors d’un atelier ouvert à Toubab Dialao, dans le département de Rufisque. Réunis au sein d’une entité dénommée réseau francophone pour l’agriculture urbaine en Afrique de l’Ouest et du centre (Rfau/Aoc), ces experts échangent sur le thème : financement de l’agriculture urbaine et périurbaine en Afrique de l’Ouest francophone : défis et options stratégiques. Selon le Directeur de l’Institut africain de gestion urbaine (Iagu), le Dr Oumar Cissé, « les agriculteurs urbains et périurbains présentent une certaine spécificité, mais leurs activités sont beaucoup plus intéressantes parce qu’ils présentent beaucoup de valeur ajoutée ». « Il y a une panoplie d’acteurs dans l’agriculture périurbaine », souligne-t-il insistant sur la nécessité de les appuyer pour renforcer leurs activités.

Oumar Cissé a mis en exergue les difficultés que rencontrent les agriculteurs pour accéder au financement. « Ce sont des producteurs informels qui ne peuvent pas offrir toutes les garanties. La précarité foncière qui les assaille fait qu’ils ont encore des contraintes pour accéder au financement », déplore-t-il. Le Dr Cissé poursuit : « il n y a pas de système financement spécifique à ces agriculteurs. On les perçoit au niveau des institutions de financements en tant que producteurs agricoles. On les perçoit comme un client ».

Pour lui, le renforcement des capacités et l’instauration du dialogue avec les organisations de financement permettraient de faciliter leur accès au Fonds. « Ces deux mondes ne parlaient pas d’une certaine manière. C’est pourquoi nous proposons leur prise en compte dans les schémas de financement des organisations. Nous sommes en train de faciliter la relation entre ces agriculteurs en milieu urbain et périurbain avec les institutions de financement ».

Maseye Diongue, représentant de l’Association des maraîchers des Niayes, a déploré les difficultés des acteurs pour accéder au financement. « Les banques exigent des titres fonciers ou des baux et nous n’avons pas des documents », déplore-t-il. Selon lui, les agriculteurs n’ont que le matériel investi dans les champs et celui-ci dépasse de loin les montants demandés par les banques.

Le Directeur de cabinet du ministre de la famille, de l’entreprenariat féminin et de la micro-finance, Boubacar Traoré, qui a ouvert les travaux, a déclaré que la question du financement de l’agriculture constitue un enjeu central. Pour lui, il est nécessaire de lever les obstacles au financement. M. Traoré a souligné « l’engagement de son département à accompagner le développement du secteur ».

Babacar DIONE

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