Plan directeur pour l'assainissement : Il manque
17 milliards pour démarrer la seconde phase
Sources:
Walfadjri
A l’avènement de l’alternance, la ville
de Rufisque a eu un plan directeur pour son assainissement et sa mise en
réseau. Le coût est estimé à 30 milliards de francs Cfa. La première
phase des travaux avec un budget avoisinant les 13 milliards de francs
Cfa est terminée, mais la seconde n’a pas encore démarré faute d’argent.
Pour l’heure, l’Etat, par le biais de l’Office national de
l’assainissement du Sénégal (Onas), a construit une station d’épuration
des eaux usées à Rufisque. Cette station fonctionne par lagunage naturel
et est destinée au traitement des eaux usées collectées dans les
quartiers concernés dans la première phase du plan directeur
d’assainissement de la ville.
Du côté de la municipalité, les fonds destinés aux activités d’hygiène
et d’assainissement visent le nettoyage, le curage et l’entretien des
canaux, l’appui aux services de santé en produits et matériaux de
désinfection, le payement des contrats de prestataires de service aux
agents spécialisés pour les vidanges, les nettoyages, etc. Les autorités
locales avaient également, en partenariat avec le ministère de
l’Environnement et de l’Hygiène, initié un programme de dotation de
poubelles aux populations. Mais les populations n’ont pas compris
l’utilité de ces poubelles et ont préféré les utiliser à d’autres fins
(réserves de riz, de linge et d’eau). ‘Il existe une volonté manifeste
aussi bien des autorités étatiques que de la mairie d’assainir la ville.
Cependant, leurs actions restent très insuffisantes par rapport aux
attentes des populations’, diagnostique un conseiller de l’opposition.
Le service d’hygiène du département
qui est maître d’œuvre dans la mise en œuvre de la politique d’hygiène
et d’assainissement est confronté à un manque de personnel et une
absence de moyens financiers. C’est ce qui explique que la surveillance
et le contrôle de l’hygiène dans les maisons et les quartiers ne
s’effectuent plus. Les populations n’ont ainsi plus l’encadrement
nécessaire, ni le suivi qui les obligeait à veiller sur l’hygiène et la
propreté dans les maisons.
N. SAGNA