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RUFISQUE - SENEGAL
Le département de Rufisque

Le département de Rufisque est composé des communes de Rufisque, de Bargny, Sébikhotane et Diamniadio et de deux communautés rurales: Sangalkam et Yenn. L'entrée en vigueur de la politique de régionalisation en janvier 1997 s'est traduite, dans la région de Dakar, par un nouveau découpage des collectivités locales, qui a vu la création des villes de Pikine, Guédiawaye et Rufisque et de 43 communes d'arrondissement.
LOGO DE LA VILLE DE RUFISQUE

RUFISQUE VILLE DU SÉNÉGAL

Localisation: Rufisque est situé à 25 km de Dakar la capitale du Sénégal
Habitants: rufisquois
Nombre de quartiers: 92
Jumelage: Nantes - Hénin-Beaumont France Trento en Italie

Plus d'informations sur les partenaires de la ville de Rufisque

 

Rufisque: un passage obligé

Rufisque est le passage obligé pour entrer dans la capitale -Dakar- ou en sortir. Sa particularité est qu'elle est le seul département à comprendre une zone urbaine et rurale. Commençant par la ville de Rufisque, l'image qu'elle donne aux voyageurs se limite généralement à l'architecture coloniale, au désordre et à l'insalubrité qu'ils constatent de part et d'autre de la route nationale. Cette image n'est d'ailleurs pas totalement fausse, mais gagnerait à être complétée.

La commune de Rufisque s'étend sur 42 km² et compte environ 179 797 habitants (recensement 2002) répartis dans 92 quartiers.

Jadis, ville florissante en raison notamment du port qui polarisait la plupart des activités économiques Rufisque présente aujourd’hui un visage, pour le moins alarmant. En effet, l’urbanisation a démarré avec les lébous pêcheurs, ethnies dominantes autour de la zone portuaire, et s’est propagée assez lentement vers l’Est et l’Ouest, avant de se développer vers le Nord. Ainsi, aux lébous autochtones et majoritaires se sont ajoutés d’autres ethnies venues du Nord (Halpularen…) ; du Sud (Diola, Mandingue, Manjack…)

 

Insalubrité:

 la ville de Rufisque compte actuellement 13 canaux d’une longueur de 12 km et des rigoles. Ces infrastructures sont pour l’écrasante majorité à ciel ouvert et ont été mises en place durant la période coloniale. En l’absence d’un système d’évacuation complémentaire conséquent, les canaux reçoivent les eaux usées chargées de particules et même de déchets solides d’où un écoulement très lent voire même stagnation en saison sèche

 

L’environnement urbain est ainsi dominé par l’insalubrité des quartiers, par le caractère obsolète des équipements, par l’encombrement humain dans les vieux quartiers et par l’extension anarchique de l’habitat.

 

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Les caractéristiques démographiques

Lors du recensement général de la population et de l’habitat de 1998, la population s’élevait à 137 149 habitants avec un taux d’accroissement de 3,32%.Elle tourne aujourd’hui autour de 260 000 habitants. Elle est inégalement répartie dans l’espace. Les plus fortes concentrations humaines se retrouvent dans le noyau central (Keury Souf, Keury Kao), autour des quartiers centraux (Dangou) et dans certains quartiers non structurés qui concentrent la pauvreté et la population de provenance rurale (Gouye Mouride).

La répartition par âge montre que la population est jeune dans son ensemble, en effet, 66% de la population a moins de 25 ans. La répartition par sexe montre la prédominance des femmes dans tous les quartiers. Elle s’expliquerait par le nombre supérieur de naissances féminines mais aussi par la fuite des hommes vers la capitale à la recherche de revenus corrects.

Cette population connaît dans l’ensemble des conditions de vie peu favorables. Et pourtant Rufisque enregistre un accroissement rapide de la population, alimenté notamment par l’exode rural et les migrations de Dakar vers Rufisque contrastant avec la régression économique de la ville d’où le développement du chômage et de la pauvreté.

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Les caractéristiques socio-économiques


Rufisque était une ville très dynamique avec de nombreuses activités développées autour du port (de nombreuses unités de transformations et de conservation). Mais avec le transfert du port à Dakar et la politique de démantèlement des usines, le cadre socio-économique se caractérise par l’absence d’activités économiques significatives et donc le dépérissement du tissu industriel, la faiblesse des revenus, un chômage grandissant et surtout une pauvreté urbaine.

On remarque alors que hormis les quartiers à habitat planifié, plus on s’éloigne du noyau central où se concentre l’essentiel des équipements, plus la pauvreté s’intensifie.
 

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Les infrastructures sanitaires


Il faut noter qu’il y a un bon maillage du département avec une trentaine de postes de santé, et 2 centres de santé, en plus de 3 cliniques. Mais la pauvreté des populations limite leur accès à certaines structures (les privées sont souvent mieux équipées mais aussi plus coûteuses). Les structures d’accueil sont généralement délabrées et mal équipées, sauf les centres de santé Youssou Mbargane DIOP à Rufisque (voir photo) et Elisabeth DIOUF à Diamniadio

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Etude de cas de consultation de la ville de Rufisque

Chef Lieu du département du même nom. Cette ville , située à 25 km de la capitale Dakar a joué un rôle important dans le passé, mais elle est aujourd’hui frappée de plein fouet par le chômage et n’échappe pas au marasme économique. Pourtant, malgré le dépérissement qui la caractérise, Rufisque reste toujours, face à la saturation de Dakar, une ville pleine de potentialités et d’atouts pouvant être mis en valeur pour un développement local.

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LES MAIRES DE RUFSQUE DE 1880 A NOS JOURS