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Rufisque | Pour détournement de deniers publics : Le porte-parole de l’Ufpe sous les verrous

26 sept 2008 Sources : Walfadjri

Suite à une plainte du Dr. Diop, médecin chef du district de Rufisque, la police vient d’arrêter le président du comité de santé de l’hôpital Youssou Mbargane Diop pour détournement de biens publics. Serigne Guèye, agent de la Sde de Rufisque, porte-parole de l’Union des forces patriotiques émergentes (Ufpe, parti de Mbaye Diack) et conseiller municipal de la ville de Rufisque est accusé d’avoir détourné l’argent du comité de santé de Youssou Mbargane. Ses détracteurs l’accusent d’avoir dérobé 6,5 millions des comptes du comité de santé. A-t-il des complices ? A-t-il agi seul ? On ne sait pas encore.


Pourtant les supputations vont bon train depuis que les travailleurs de l’hôpital ont déclaré au cours d’une assemblée générale que l’hôpital souffre d’un détournement de l’ancienne équipe qui a soutiré des millions dans les comptes avant de démissionner. Les travailleurs ne se sont pas arrêtés là puisque Dr. Diop a porté plainte auprès du commissariat urbain de Rufisque.

Les choses qui traînaient au départ sont allées vite depuis hier nuit. Puisque Serigne Guèye a été arrêté au stade Ngalandou Diouf alors qu’il suivait un match de navétanes. L’enquête de police a permis de constater que le prévenu a récupéré de l’argent de la banque. Des documents ont été fournis par les plaignants à la police avec des relevés de comptes à l’appui. Serigne Guèye qui voulait nier au début, disant que le comité lui avait prêté de l’argent, s’est rétracté plus tard pour reconnaître les faits. Selon une source policière, Serigne Guèye prenait des petites sommes qu’il utilisait sans rendre compte à ses collègues.

Aujourd’hui, le sort du président du comité de santé est scellé, selon une source judiciaire. C’est pourquoi Mbaye Diack, dont il assure la communication du parti - l’Ufpe -, a passé la journée entre la police et la justice pour tenter de le libérer. Le secrétaire général adjoint de la présidence qui ne voulait pas que l’affaire d’un membre du bureau national de son parti politique, en, l’occurrence, son porte-parole, soit entre les mains de la justice, a remué ciel et terre. Sans grands résultats ! Il en est de même pour Ndiawar Touré, maire de Rufisque qui voulait défendre un membre du conseil municipal. Mais l’édile de la vieille ville essuiera le niet du procureur de Rufisque. Selon certaines indiscrétions, pour que le porte-parole de l’Ufpe soit mis en liberté provisoire, il faut qu’il paye la caution de 6,5 millions.

Najib SAGNA

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